L’équipement

Le grand téles­cope T600

Le T600 sur mon­ture équa­to­riale à fourche. Le foyer New­ton se trouve en haut et à gauche de l’instrument. Noter la caméra CCD qui y est ins­tal­lée en per­ma­nence et qui forme une excrois­sance bien visible.

Ce téles­cope de construc­tion Val­meca (France) est muni d’un miroir prin­ci­pal de 600 mm de dia­mètre. Fer de lance de l’observatoire, cet ins­tru­ment qui compte parmi les plus puis­sants sur le ter­ri­toire Suisse, trône au centre de la cou­pole de 5 m de diamètre.

 

Deux confi­gu­ra­tions optiques sont pos­sibles par simple chan­ge­ment du miroir secon­daire du téles­cope, opé­ra­tion pre­nant quelques minutes seulement.

La confi­gu­ra­tion Cas­se­grain est habi­tuel­le­ment uti­li­sée pour l’observation visuelle; elle offre un grand confort d’observation même avec des enfants; la “sor­tie” du téles­cope, appe­lée foyer, ne se trou­vant jamais à plus de 2m du sol. En outre, la grande focale résul­tante de cette for­mule optique (F = 9600mm) se prête bien à l’observation de la Lune, des pla­nètes, des amas d’étoiles et des objets contras­tés de petite dimen­sion comme les nébu­leuses planétaires.

En confi­gu­ra­tion New­ton, son rap­port d’ouverture (F/D = 3,8) le des­tine par­ti­cu­liè­re­ment à l’astrophotographie et se prête bien à l’observation visuelle des objets éten­dus (nébu­leuses, galaxies…). Un des foyers New­ton est d’ailleurs doté d’un cor­rec­teur de champ, d’une roue à filtre et d’une caméra CCD à demeure. Le téles­cope est ainsi rapi­de­ment opé­ra­tion­nel pour des ses­sions d’imagerie ou de tra­vaux scien­ti­fiques. La rota­tion du miroir secon­daire per­met éga­le­ment d’orienter la lumière col­lec­tée vers un deuxième foyer New­ton équipé pour l’observation visuelle ou le mon­tage d’autres dis­po­si­tifs (spec­tro­scope, appa­reil photo…) .

 

Le téles­cope repose sur une mon­ture équa­to­riale à fourche, dont le poin­tage et le gui­dage sont assis­tés par ordi­na­teur. Cet ordi­na­teur, qui assure éga­le­ment la rota­tion de la cou­pole, le pilo­tage de la caméra CCD et de la roue à filtre (logi­ciels déve­lop­pés par Yves Revaz, Obser­va­toire de Genève), est relié en réseau aux autre ordi­na­teurs de l’observatoire, auto­ri­sant ainsi un pilo­tage à dis­tance de l’ensemble de l’instrumentation.

 

 

Obser­va­tion du Soleil hiver­nal avec la L152 équipé du filtre Coro­nado de 90mm.

La lunette L152

Sur la ter­rasse, une lunette apo­chro­ma­tique Taka­ha­shi de 152 mm de dia­mètre est ins­tal­lée sur une mon­ture équa­to­riale alle­mande de grande pré­ci­sion (Taka­ha­shi EM400).

Ins­tru­ment d’une grande poly­va­lence com­plété par un jeu d’oculaires de qua­lité, il auto­rise l’observation visuelle de vastes champs célestes à faible gros­sis­se­ment aussi bien que l’observation haute réso­lu­tion des sur­faces planétaires.

La lunette est en outre régu­liè­re­ment uti­li­sée en astro­pho­to­gra­phie, pour des prises de vues au foyer (les temps d’exposition sont alors limi­tés à 2min) ou en paral­lèle. La mon­ture dis­pose de toute la connec­tique néces­saire pour un pilo­tage par un ordi­na­teur por­table (assis­tance au poin­tage) et pour de l’autoguidage (il est alors néces­saire d’apporter son matériel).

Les per­for­mances de la lunette sont éga­le­ment mises à pro­fit de jour pour l’observation en toute sécu­rité du Soleil. En l’équipant d’un filtre inter­fé­ren­tiel H-alpha très sélec­tif et rela­ti­ve­ment lumi­neux (filtre Coro­nado de 90mm de dia­mètre) on obtient un dis­po­si­tif redou­table d’efficacité pour admi­rer l’activité des couches externes du Soleil, en par­ti­cu­liers ses spec­ta­cu­laires érup­tions, fila­ments et protubérances.

 

 

L’héliostat et le spec­tro­scope solaire

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Un hélio­stat (Astro-Optik Koh­ler, Suisse) ins­tallé sur la ter­rasse per­met de pro­je­ter une image du Soleil de 110 cm de dia­mètre sur un écran de l’auditoire situé juste en des­sous, à l’intérieur du bâti­ment central.

Ce dis­po­si­tif per­met de mon­trer à l’ensemble des visi­teurs la sur­face solaire et notam­ment ses taches solaires, signes les plus mani­festes de l’activité solaire.

La sor­tie de l’héliostat est éga­le­ment muni d’un spec­tro­graphe (déve­loppé par Emile Ischi, Obser­va­toire de Genève) qui per­met de pro­je­ter sur un deuxième écran de l’auditoire l’arc-en-ciel de la lumière solaire, appelé spectre solaire par les phy­si­ciens. Ce spectre d’environ 1m de long pos­sède une réso­lu­tion suf­fi­sante pour mettre en évi­dence les raies d’absorption (lignes ver­ti­cales sombres) qui livrent pour celui qui sait les inter­pré­ter des infor­ma­tions essen­tielles sur notre étoile.

Le cadran solaire

En com­plé­ment de l’observation du Soleil, le visi­teur peut ten­ter de déter­mi­ner l’heure légale avec la plus grande pré­ci­sion pos­sible en s’aidant uni­que­ment du cadran solaire (concep­tion Michel Grenon, Obser­va­toire de Genève).

Le rôle du style ou gno­mon du cadran est ici tenu par l’arête tri­an­gu­laire de l’observatoire, orien­tée Nord-Sud et qui lui donne sa sil­houette si carac­té­ris­tique. L’ombre de cette struc­ture se pro­jette sur un demi-cylindre muni d’inscriptions en acier zin­gué pla­cées à inter­valles de temps régu­lier (chaque 10 minutes). De sur­croît, chaque gra­dua­tion d’heure solaire entière est munie d’un ana­lemme (figure en forme de huit) qui donne la cor­rec­tion à appor­ter pour obte­nir l’heure légale à par­tir de l’heure solaire moyenne. Avec un peu d’habitude et de méthode il est ainsi pos­sible d’obtenir l’heure de la montre à 5min près…

Autre maté­riel d’observation

  • Der­nière acqui­si­tion de l’observatoire, un téles­cope New­ton de 254mm (Dob­son Orion, F/D=4,3) de dia­mètre est ins­tallé sur la ter­rasse et offre une inté­res­sante alter­na­tive à la lunette L152. Plus per­for­mant sur les objets du ciel pro­fond (galaxies, nébu­leuses,…) mais en retrait lorsqu’il s’agit de scru­ter les sur­faces pla­né­taires ce téles­cope com­plète l’éventail des ins­tru­ments à la dis­po­si­tion des astro­nomes ama­teurs. Placé sur une mon­ture non-motorisée d’utilisation intui­tive, c’est l’instrument idéal pour toute per­sonne qui désire décou­vrir les splen­deurs du ciel en toute simplicité.
  • Un “petit” téles­cope de 203 mm de dia­mètre et de type Schmidt-Cassegrain (Céles­tron C8, F/D=10 ) est fixé sur une borne. Équipé d’une mon­ture à fourche équa­to­riale moto­ri­sée, c’est l’instrument d’initiation par excel­lence. Un filtre H-alpha per­met éga­le­ment d’envisager des obser­va­tions de l’activité solaire.
  • Une lunette de 63 mmde dia­mètre (Zeiss Tele­ma­tor, F/D=13) ainsi que des jumelles 20 x 77mm (Miyau­chi) com­plètent l’instrumentation.
  • Deux bornes équi­pées de prises élec­triques sont éga­le­ment à dis­po­si­tion sur la ter­rasse pour les ama­teurs sou­hai­tant fixer leur propre ins­tru­ment sur une base très stable.

 

Maté­riel d’astrophotographie

  • CCD Apo­gee AP47p  pla­cée à demeure au foyer New­ton du T600 (F = 2300 mm et F/D=3,8) cette caméra dis­pose  d’un cap­teur Mar­coni 47–10 de 1024 x 1024 pixels (13.3 mm x 13.3 mm) et offre ainsi un champ de 20’ x 20’,
  • APN Canon 350D défil­tré pour un usage exclu­si­ve­ment astro­no­mique, cap­teur de 3456 x 2304 pixels (22,2mm x 14,8mm),
  • APN Canon 40D équipé d’un filtre Astro­don (meilleure réponse spec­trale dans le rouge), cap­teur de 3888 x 2592 pixels (22,2mm x 14,8mm)

Ces deux boî­tiers dis­posent d’une bague d’adaptation pour une ins­tal­la­tion au foyer du T600 ou de la L152 et d’une série d’objectifs à focales fixes de marque Canon (200mm à f/2.8, 100mm à f/2 ‚50mm à f/1.8, 20mm à 2.8) ainsi que d’un inter­val­lo­mètre ou d’une télé­com­mande programmable.

  • Web­cam cou­leur Ima­ging­Source DFK41AU02 en USB2, cap­teur de  1280 x 960 pixels (5,9mm x 4,5mm) elle per­met une cadence de 7,5 images/s,
  • Trois robustes tré­pieds et une mon­ture com­pacte et légère (Astro­trac) sont éga­le­ment à dis­po­si­tion. 

 

Maté­riel pédagogique

Ce maté­riel pro­vient pour l’essentiel de la dona­tion Serey. Il est accom­pa­gné de fiches péda­go­giques à l’usage des pro­fes­seurs et des élèves rédi­gées par Daniel Cevey et Eric Lin­de­mann, pro­fes­seurs de physique.

  • 4 cartes du ciel SIRIUS de grand format,
  • 1 balance de Cavendish,
  • 5 mon­tages expé­ri­men­taux pour la mesure de la Constante Solaire,
  • 1 mal­lette péda­go­gique per­met­tant d’illustrer la notion d’échelle,
  • 1 mal­lette péda­go­gique sur le thème des cou­leurs (ini­tia­tion à la spectroscopie),
  • 4 ordi­na­teurs portables.

Sans oublier la biblio­thèque de l’observatoire riche d’une cin­quan­taine d’ouvrages astronomiques.

Maté­riel audio-visuel (salle de l’auditoire)

  • un vidéo-projecteur HD relié à un ordi­na­teur per­for­mant situé dans le bureau. Une sou­ris et un cla­vier sans fil faci­litent les confé­rences et autres pré­sen­ta­tions inter­ac­tives qui se déroulent dans l’auditoire.
  • un sys­tème com­plet de vidéo-projection 3D cou­plé à un ordi­na­teur dédié,
  • un lec­teur DVD,
  • un sys­tème audio (ampli­fi­ca­teur, lec­teur de CD, enceintes).